vendredi 13 novembre 2009

Exposition "Bambara" Galerie d'art africain L'Oeil et la Main, Paris

Exposition « Bambara »
6 Décembre 2009 – 6 Février 2010
Dossier de presse

Vernissage le Samedi 5 Décembre 2009, lors de la nocturne de la Saint Nicolas organisée par le Carré Rive Gauche

La galerie

La galerie L'Œil et la Main, dirigée par Armand Auxiètre, présente depuis 2004 une série d'expositions concernant des thématiques primordiales de l'art africain. Située au cœur du Carré Rive Gauche, entre le musée d'Orsay, le musée Rodin, le musée Maillol et Saint-Germain-des-Prés, la galerie bénéficie de l'atmosphère particulière de ce célèbre quartier d'antiquaires.

Le nom de la galerie a été choisi en hommage au travail des artistes, la plupart du temps anonymes dans le domaine de l'art traditionnel africain, qui créent et donnent vie à la matière par le biais conjoint de leur regard et de leurs mains. Des expositions temporaires sont régulièrement organisées et offrent l'occasion de proposer au regard des amateurs et des collectionneurs des objets répondant à une thématique sans cesse réactualisée.


Galerie L'Œil et la Main
Armand Auxiètre
Lauren Papet
41 rue de Verneuil
75007 Paris
+33 (0)1 42 61 54 10

Contact : contact@agalom.com
Site internet : www.african-paris.com

Armand Auxiètre


1998 : diplômé de l'École Boulle, Paris
2002 : ouverture de la galerie L'Œil et la Main
2009 : création d'un cabinet de curiosité contemporain pour le restaurant Ohlala


Armand Auxiètre a toujours baigné dans l'univers de la collection. Son grand-père et son père avant lui ont constitué, au fur et à mesure du temps et des découvertes, une collection d'objets nombreux et variés, des ouvrages anciens aux objets provenant de toutes les parties de l'Afrique. Dès son plus jeune âge, Armand évolue dans un univers particulier, au sein duquel il éduque naturellement son regard. Après avoir passé plusieurs diplômes d'ébénisterie, il passe avec succès son diplôme des métiers d'art à l'École Boulle, et développe parallèlement ses connaissances en art africain. L'attirance entre la statuaire africaine et Armand Auxiètre est d'abord plastique, immédiate, évidente. Un amour est né, qui sera développé au fil des rencontres, des découvertes et des lectures.


Bientôt le plaisir d'être entouré de pièces devenant trop grand pour résister à l'envie de partager cette passion, Armand reprend l'ancienne librairie de sa grand-mère, et perpétue la présence familiale initiée dans les années 1950 au 41 rue de Verneuil, en créant la galerie "L'Oeil et la Main".


L'intérêt d'Armand Auxiètre pour l'art contemporain, qui l'a amené récemment à réinterpréter le thème du cabinet de curiosité en créant un espace dans le restaurant-loft Ohlala à Paris, s'est notamment manifesté en 2005 dans une collaboration avec l'artiste plasticienne Adrienne Jalbert ainsi que par des expositions de photographies contemporaines ayant pour thème l'Afrique. Cette volonté de briser les ancrages des époques, des techniques et des matériaux est omniprésente dans l'esprit des du créateur de la galerie, qui en fait ainsi un lieu d'expression à la fois de sa passion pour l'Afrique, mais aussi de la diversité culturelle et artistique du continent.

L'expertise et le marché de l'art africain aujourd'hui

Parmi les galeries d'art primitif du Carré Rive Gauche, la galerie L'Œil et la Main se distingue par le souci essentiel, lors de chaque exposition, de proposer aux collectionneurs, mais aussi au grand public, un ensemble de pièces d'une grande qualité esthétique et au caractère historique important. Située dans le Paris historique et dans un immeuble au charme ancien, la galerie d'art africain L'Oeil et la Main présente une sélection d'œuvres d'une haute qualité plastique, qu'il fait bon contempler longuement. La galerie propose une approche à la fois érudite et sensible de l'art africain. Certains voudront simplement admirer ces œuvres pour leur beauté plastique, d'autres seront plus curieux de leurs origines.

L'intérêt des marchands se portant sur ce type d'objets, certains sculpteurs sont passés maîtres dans l'art de "falsifier" des pièces, c'est à dire de les vieillir de façon artificielle. Si il est relativement aisé, avec l'expérience, de reconnaître une pièce authentique d'une fausse (notamment en vérifiant les zones qui sont susceptibles d'avoir été le plus manipulées...), le plus précis des experts pourra sans doute émettre des doutes au sujet de l'authenticité de certains objets, même si ceux-ci présentent tous les signes d'authenticité. Par exemple, une patine très présente ne sera pas forcément un signe d'authenticité, celle-ci ayant pu être réalisée avec des agents chimiques. Les seules solutions pour déterminer l'antiquité d'un objet sont les analyses scientifiques (dendrochronologie, thermoluminescence, Carbone 14), mais là encore même les scientifiques peuvent être trompés, puisque les faussaires peuvent sculpter des bois déjà anci
ens ou remodeler des terres cuites anciennes. La dernière solution pour avoir la certitude de posséder un objet authentique est d'acquérir un objet qui a quitté l'Afrique depuis longtemps, dont on peut suivre la trace dans des sources écrites et dont l'origine a été démontrée, ce qui est difficile au vu de l'augmentation des prix du marché. Si l'objet à appartenu à un nom célèbre (collectionneur ou marchand), sa valeur et donc son prix se voient augmentés.

Aujourd'hui seul l'œil avisé des experts, qui voient passer dans leurs mains quantité d'objets de plus ou moins bonne qualité, permet de déterminer l'authenticité d'une pièce. Par sa connaissance des objets et de leur histoire et grâce à son œil, exercé depuis de nombreuses années, des amateurs font régulièrement appel à Armand Auxiètre pour obtenir une expertise de leurs collections.

Exposition « Bambara »

Les Bambara (ou Bamana) sont un des groupes les plus connus et les plus étudiés d'Afrique de l'Ouest. Ils occupent toute la partie centrale du Mali est constitue la plus importante ethnie du pays. Leur production artistique, très tôt découverte en France du fait de l'implantation de colons français dans toute la région, est très appréciée des collectionneurs d'art d'Afrique de l'Ouest. La diversité de cette production (masques, statuaire, objets de culte...), liée à la complexité de la cosmologie et du système de pensée religieuse a toujours fasciné les Européens, et en particulier les Français, présents sur leur territoire dès le début du XXe siècle. Les échanges perpétuels des différents groupes d'Afrique de l'Ouest ont permis aux Bambaras de créer un art aux symboles complexes et multiples, créant des objets hybrides (comme les cimiers ciwara) ou incarnant une esthétique idéale (les figures féminines jonyeleni).

La galerie L'Oeil et la Main propose une nouvelle exposition célébrant la diversité de l'art bambara et la créativité de ses artistes, qui ont façonné des objets puissants et complexes, appréciés et exposés dans le monde entier.

L'initiation, moment essentiel dans la vie de tout individu, se pratique au sein de l'association du Djo et comprend plusieurs étapes, le n'tomo, le komo, le nama, le kono, le korè et le ciwara, portant le nom de la société qui en a la charge. Ces sociétés ont un caractère politique, économique, médical et exercent un contrôle social sur la communauté.

Dans la statuaire bamana, l'accent est mis sur l'articulation des volumes, contrairement à la statuaire dogon, qui est plus austère et compacte. Les statues jonyeleni ("belles femmes du Djo") ont des seins coniques, une coiffure ouvragée et leurs traits du visage sont accusés, surtout le nez et la bouche. Beaucoup de ces statues ont une fonction d'effigie d'ancêtre propice à la fécondité de la femme et de l'homme. Certaines se présentent comme le modèle déifié de la propreté du corps et de la pureté des principes spirituels de l'être humain, le support de l'esprit du Créateur, le garant de la fertilité de la terre, de la fécondité et de la maternité des femmes, de la cohésion et de la prospérité de la communauté. Ces œuvres constituent un archétype de l'idéal féminin, sorties et données à voir lors des manifestations rituelles. Les jeunes initiés voyagent avec ces sculptures, rendant ainsi publics leur nouveau statut d'adulte et le
ur désir de se marier.

Les cimiers ciwara sont parmi les objets d'art africain les plus connus au monde. Fixée sur une coiffe d'osier, cette sculpture intervient dans les rites agraires de la société ciwara ("champion des cultures"). Coiffés d'une cagoule rouge et vêtus d'un manteau de fibres teinté par la boue, les danseurs de la société d'initiés ciwara se produisent juste avant la saison des pluies et à l'occasion du défrichage d'un champ en saison sèche. La danse stimule la croissance des plantes et produit d'abondantes récoltes. Le masque ciwara représente un animal mâle ou une femelle, ou la combinaison hybride de plusieurs animaux (antilope, fourmilier, pangolin). La société ciwara était largement répandue au Mali, on le rencontre encore aujourd'hui dans les villages isolés.

Le masque du ntomo, reconnaissable à son long visage anguleux surmonté de 8 cornes (en général le nombre dépasse rarement le chiffre sept) est utilisé par la société initiatique du même nom, réservée aux enfants âgés de 5 à 10 ans. Le nombre le nombre de cornes marque les étapes de l'enseignement et l'appartenance à un sexe : trois et six sont des nombres masculins, quatre et huit sont féminins, les autres chiffres sont androgynes. Ces masques se distinguent par leur absence de bouche qui rappelle l'interdit fait aux initiés de parler pendant le rire d'initiation. Durant les cérémonies, le porteur du masque ntomo précède les autres pour chasser les mauvais esprits. Il fonctionne à ce titre comme une force de police pour maintenir l'ordre dans la foule des spectateurs.

Le culte du Boli est commun aux Bambara, Minianka, Bwa et Bobo. Ces figures zoomorphes sont constituées d'une armature de bois et de centaine de fragments (racine, os, griffes, fils de coton noués), le tout recouvert de terre séchée provenant des termitières, de cire d'abeille et d'une croûte de sang sur laquelle on a craché des débris de feuilles mâchées. En bambara, le mot « boli » désigne un objet qui protège et attaque. Chargé d'une force irradiante souvent agressive, le nyama, il est craint et fait l'objet de nombreux interdits. L'attrait qu'exerce le boli réside dans son caractère mystérieux, trouble, anti-esthétique. Si la majorité des Maliens, devenus musulmans, ne se reconnaissent plus dans les masques et les boliw, rares sont ceux qui se montrent indifférent envers ces « objets forts ».

Bibliographie sélective

- BACQUART J-B., L'art tribal d'Afrique noire, Paris, Éditions Assouline, 1998
- BRETT-SMITH S., " The Poisonous Child " in RES, n° 6, 1983
- DIETERLEN G., Essai sur la religion bambara, Paris, P.U.F., 1951
- EZRA K., A human ideal in African art : Bamana figurative sculpture, Washington, National Museum of African Art, 1986
- GOLDWATER R.J., Bambara sculpture from the Western Sudan, New York, The Museum of Primitive Art, 1960
- JOUBERT H., L'art africain, Paris, Scala, 2006
Le musée National du Mali, catalogue de l'exposition permanente, Gand, Stoecke,
- McNAL'GHTON, Secret sculptures of Komo : Art and power in Bamana Initiation Associations, Philadelphie, Working Papers in the Traditional Arts, n° 4, Institute for the Study of Human Issues
- PAQUES V., Les Bambara, L'Harmattan, Paris, 2005
- PREVOST et DE COURTILLES I., Guide des croyances et symboles. Afrique : Bambara, Dogon, Peul, L'Harmattan, Paris, 2005
- Recette des dieux, esthétique du fétiche, catalogue d'exposition du musée du quai Branly, Paris, Actes Sud, 2009
- TAUXIER L., Histoire des Bambara, P. Geuthner, Paris, 1942

Informations pratiques

Galerie L'Œil et la Main

41 rue de Verneuil
75007 Paris
+33 (0)1 42 61 54 10


Contact presse : Lauren Papet 06 20 01 37 70 ou lauren.papet@free.fr
Contact galerie : contact@agalom.com
Site internet : www.agalom.com

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Lauren Papet
06 20 01 37 70
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Communiqué envoyé le 13.11.2009 13:42:44 via le site Categorynet.com dans la rubrique Art / Culture

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